Un sujet récurrent chez les parents :

Les désaccords au sein de l’équipe parentale sur l’éducation bienveillante sont une préoccupation majeure pour de nombreux parents. Voici trois éléments clés qui peuvent compliquer la vie des parents lorsqu’il s’agit d’accorder leurs pratiques éducatives et les solutions qui viennent avec. Bonne lecture !

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Les désaccords au sein de l’équipe parentale sur l’éducation bienveillante sont une préoccupation majeure pour de nombreux parents. Voici trois éléments clés qui peuvent compliquer la vie des parents lorsqu’il s’agit d’accorder leurs pratiques éducatives.

1. Une perception différente des besoins des enfants

Les femmes s’informent plus sur la parentalité au général, ce qui crée une perception des besoins des enfants différents ; globalement, et de manière encore plus générale, de part l’éducation qu’elles reçoivent, les femmes ont tendance à avoir une conscience plus fine des besoins émotionnels des personnes qui les entourent : c’est la fameuse charge émotionnelle que porte généralement les femmes au sein de la famille, du foyer, tandis que les hommes auront plus tendance à être les garants du cadre, du respect des règles.

Évidemment c’est une généralité, et dans la réalité, il y a souvent des sujets sur lesquels chacun va être plus ferme sur les règles, ou plus à l’écoute des besoins émotionnels de l’enfant. De même que dans certaines équipes parentales, ce sera davantage l’homme qui sera à l’écoute des besoins émotionnels des enfants, quand bien même la société ne l’y encourage pas.

👉 Solution : Prendre conscience que les 2 parents ont un rôle à la fois d’éducateur, à la fois de figure d’attachement, c’est à dire que la mère comme le père sont appelé à répondre aux besoins émotionnels des enfants ET à veiller à leur donner un cadre éducatif qui pose les limites et les règles de la famille. Les deux sont nécessaires pour le développement de l’enfant, et c’est cette double posture parentale que l’on explore dans Familles Apaisées, avec les pères et les mères qui suivent l’accompagnement.

2. Un accès inégal aux ressources éducatives

Du fait qu’elles s’informent plus, les femmes ont aussi souvent plus d’outils, de ressources, et donc il est plus facile pour elles d’aller piocher dedans et de recourir à des alternatives, vs. les hommes qui n’ont pas forcément ces ressources entre les mains vont aller à la solution la plus immédiate : reproduire ce qu’ils ont eux-même vécu dans leur enfance. Beaucoup de femmes ont tout à fait conscience que leur partenaire ne consacre pas le temps et l’énergie à trouver des ressources sur la parentalité, et vont essayer de faire passer elles-mêmes les infos à leur partenaire, mais ça n’a pas le même impact si c’est la maman qui dit qu’il ne faut pas laisser pleurer l’enfant (pour prendre cet exemple), ou si c’est entendu depuis la position d’une personne professionnelle. Ce ne sera pas perçu de la même manière, de même que je vois beaucoup  de mères qui peuvent avoir tendance à ne pas entendre leur partenaire, du fait qu’ils aient moins lu, ce soient moins informés ! Chacun peut avoir tendance à balayer les arguments de l’autre sans prendre le temps de les regarder.

👉 Solution : Se former ensemble et privilégier les sources extérieures, comme des professionnels ou des supports pédagogiques, pour faciliter la transmission des informations (au sein de Familles Apaisées, les live + le groupe telegram sont ouverts aux 2 parents, et chaque vidéo du programme est synthétisée sur une fiche mémo, qui devient le support d’échange des parents, si l’un est plus investi que l’autre dans l’accompagnement : cela permet que les infos clefs soient transmises à chaque parent, et on peut même les afficher pour les garder en tête ou y revenir ensemble (bureau, chambre, etc…)).

3. Des objectifs parfois divergents

Enfin, et là encore c’est une généralité évidemment, toujours en lien avec cette charge mentale, on peut avoir des objectifs parfois vraiment différents au sein de l’équipe parentale, et c’est super important d’en parler. Par exemple, sur le coucher : l’un des parents peut avoir l’objectif que le coucher se passe sans pleurs, en prenant soin des émotions de l’enfant, l’autre parent peut avoir l’objectif que le coucher se passe rapidement, sans que l’enfant se relève. Forcément ici, si l’objectif n’est pas le même, l’accompagnement des enfants sera aussi différent, et échanger sur nos objectifs, les valeurs qui sont les plus importantes à nos yeux est vraiment super important, et permet de faire un pas l’un vers l’autre, de trouver des consensus :

« Okay pour qu’on essaye d’éviter un coucher qui dure 45 minutes tous les soirs, car c’est vrai que c’est épuisant, et que nos enfants grandissent et qu’on pourrait raccourcir un peu le rituel, okay aussi pour faire en sorte que ça se passe dans la sérénité, en respectant les besoins des enfants, qui sont parfois de se relever pour un dernier pipi ou raconter une préoccupation qui peut émerger justement parce que c’est le moment d’aller se coucher ! »

Autre point : Les hommes ont parfois plus souvent tendance à se concentrer sur le résultat (encore une fois du fait de notre éducation genrée, ça n’est évidemment pas une fatalité), et si le résultat c’est un enfant qui négocie en permanence, et une mère épuisée, ils peuvent avoir des réticences à suivre leur partenaire sur le terrain de la parentalité bienveillante, surtout s’ils ont le sentiment que lorsqu’ils ils prennent les choses en main, le problème est réglé rapidement et sans crise de larme.

L’une de nos difficulté parentale vient du fait que bien que l’on veuille éviter d’user d’autorité pour amener notre enfant à être obéissant, nous n’avons pas toujours les clefs pour passer d’une posture d’obéissance (dont on voudrait sortir) à une posture de coopération. Ce manque nous conduit parfois à nous focaliser simplement sur la dimension émotionnelle, ce qui n’est pas toujours suffisant, selon les situations, et peut donner à notre entourage le sentiment « qu’on laisse tout passer ».

 

👉 Solution : Discuter ensemble des valeurs et objectifs éducatifs, et utiliser des stratégies efficaces pour créer de la coopération : à chaque équipe parentale sa façon de susciter de la coopération, et dans Familles Apaisées, durant les 3 mois d’accompagnement, je vous partage ce qui a fait ses preuves, à la lumière du développement de l’enfant et de ce que nous dit la science !

Pour conclure, comment mieux s’accorder autour de l’éducation bienveillante ?

Ce qui aide les parents à se retrouver sur la même longueur d’onde, c’est :

 

Pour aller plus loin : Vous pouvez rejoindre l’accompagnement Familles Apaisées, ou télécharger gratuitement mon guide pour accompagner la colère des enfants et rejoindre ma newsletter pour recevoir des conseils pratiques et être informé des prochains ateliers live (gratuits) !

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