La problématique n°1 des parents :
C’est LA question qui revient sans cesse : comment garder mon calme quand mon enfant est en colère ? Un vrai challenge pour tous les parents ! Mais avant de chercher à « rester calme », il est essentiel de comprendre ce qui se joue en nous.
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Voici quatre grandes difficultés que rencontrent les parents pour garder leur calme lorsque leur enfant se met en colère, crie, tape et jette ses jouets. Pour chaque difficulté, une solution concrète proposée. Bien sûr, cet article ne couvre pas l’ensemble des paramètres et éléments sur lesquels nous travaillons en accompagnement pour aider les parents à apaiser le climat familial, il donne quelques pistes, en partant de ces 4 difficultés que j’observe très fréquemment, mais ce n’est pas exhaustif !
1. Nous vivons dans une société du stress
Rien dans notre société ne nous aide à créer du calme en nous, nous vivons vraiment dans une société du cortisol (hormone du stress récurrent), de la dopamine et de l’adrénaline (hormone du grand stress soudain), et si nous ne faisons rien pour réguler ce stress, si nous arrivons à la maison après une journée chargée, sans avoir pu évacuer nos propres tensions , il devient impossible d’accompagner nos enfants dans la gestion du leur : parents et enfants accumulent tout ce stress au long de la journée et le soir, c’est l’explosion garantie.
On peut faire des choix qui adaptent au maximum notre rythme de vie sur nos besoins essentiels, mais ce n’est malheureusement pas toujours possible pour tout le monde, et la marge de manœuvre que nous avons ne permet pas toujours des changements radicaux. Il peut donc être précieux de trouver des outils efficaces (rapides et qui fonctionnent) pour nous aider à décharger notre stress, à nous réguler en premier, pour pouvoir accompagner ensuite nos enfants dans la gestion de leurs émotions.
👉 Solution : Une étude de 2007 démontre que même 5 minutes de méditation par jour, pendant 5 jours réduisent la réactivité émotionnelle et le stress. Dans les Méditations Parentales, la Méditation Express, qui fait 7 minutes, vous permet de vous détendre efficacement, tout en vous aidant à remplir votre réservoir affectif pour mieux accompagner vos enfants ensuite, et prendre soin de vous au passage, ce qui est aussi essentiel ! Une méditation plus longue (15 minutes) telle que la méditation Le lieu de repos vous permet, quand vous avez un peu plus de temps, de vous reposer en profondeur, tout en connectant à un espace mentale secure où vous pouvez « trouver refuge » quand la tension monte !
2. Culpabiliser de ressentir de la colère
Il est humain et inévitable de ressentir de la colère ou de l’irritation face aux tempêtes émotionnelles de nos enfants. La vraie question n’est donc pas « comment ne plus ressentir d’émotion ? », mais comment les exprimer sans violence.
Prenons un exemple : vous êtes en train de cuisiner pendant que votre enfant colorie calmement à côté de vous. Puis soudain, il jette ses crayons, crie, se roule par terre et vous tape.
Ne pas ressentir de variation émotionnelle face à cette scène est impossible ! Ce qu’on doit viser, c’est donc l’expression congruente de nos émotions, et non leur répression.
👉 Solution : La méditation de pleine conscience est un outil puissant pour apprendre à reconnaître et réguler nos propres émotions, de même que la visualisation peut nous aider à aller plus facilement vers le positionnement parental que l’on souhaiterait avoir, ce que soutiennent plusieurs études, notamment l’étude de Piquero et al. (2011) sur l’imagerie mentale et le contrôle de soi, qui a montré que l’imagerie mentale (visualisation) aide les individus à mieux gérer leurs impulsions et leurs émotions ainsi que l’étude de Singer et al. (2019) sur la pleine conscience et la régulation émotionnelle des parents qui montre que pratiquer la pleine conscience et la visualisation a permis aux parents d’être plus patients et d’avoir des interactions plus positives avec leurs enfants.
3. Se sentir démuni.e face aux comportements de son enfant
Plus on se sent sans ressource face aux crises, plus notre propre colère monte rapidement. Pourquoi ? Parce qu’on panique !
Avoir des outils concrets permet d’avoir plusieurs cartes à jouer plutôt que de se sentir dépassé.e, parce qu’on essaye 2 ou 3 choses qui ne fonctionnent pas. Mais ces outils, on ne peut pas les inventer ! Si nous n’avons pas grandi avec des modèles de gestion des émotions, nous devons les apprendre et les pratiquer.
Connaître des petits jeux qui vont aider notre enfant, avoir le réflexe d’utiliser des petites chansons, des personnages, et aussi apprendre comment poser des vraies limites, tous ces réflexes demandent de la pratique et un espace pour s’y entraîner, et c’est exactement ce que l’on fait en accompagnement au sein de Familles Apaisées.
Exemple typique : votre enfant veut absolument mettre son t-shirt préféré, mais il est sale. La situation dégénère en crise.
Les parents que j’accompagne me disent souvent : « Je sais qu’il y avait une autre façon de faire, mais sur le moment, je n’y ai pas pensé ! ».
👉 Deux solutions donc :
- S’entraîner à utiliser ces outils au quotidien en s’inspirant de stratégies qui ont fonctionné pour d’autres parents, au sein d’un accompagnement comme Familles Apaisées.
- Utiliser la méditation et la visualisation pour ancrer ces réflexes. Dans les Méditations Parentales, la méditation « Je garde mon calme » permet d’apprendre à réagir différemment.
4. Certaines situations nous dépassent
Une dimension essentielle à prendre en compte, c’est la façon dont nos propres blessures d’enfance influencent notre parentalité.
Nous réagissons parfois violemment à certaines situations, comme si « quelque chose nous agissait » de l’intérieur. On se surprend à reproduire des comportements de nos parents, alors même qu’on s’était promis de ne jamais faire pareil.
Exemple : si enfant, nous avons été constamment repris sur la propreté à table, nous risquons d’avoir du mal à supporter le comportement de notre enfant à table, et de reproduire une rigidité qui nous pesait nous-mêmes.
👉 Solution : la méditation peut également aider à limiter ce phénomène, et notamment ici c’est la méditation de Reparenting (donc la 5 dans le cycle de Méditations Parentales). Alors évidemment, ça ne va pas forcément suffire en soi, il faut parfois se faire accompagner pour prendre soin de notre propre vécu, mais ça va contribuer, avec une approche douce et de selfcare à mettre en lumière ce que l’on a vécu, et à le dépasser.
Pour conclure, comment garder son calme quand nos enfants vivent des émotions intenses ?
Garder son calme face aux crises de son enfant n’est pas une question de volonté, mais d’apprentissage et d’outils concrets.
- Apprendre à exprimer nos émotions sans violence.
- Acquérir des réflexes et stratégies pour gérer les situations difficiles.
- Pratiquer la méditation (ou autre pratique qui nous convienne) pour réguler le stress inévitable généré par nos modes de vie.
- Comprendre et transformer les schémas transmis par notre propre enfance.
Ce travail, nous pouvons le faire ensemble, que ce soit via l’accompagnement (individuel ou au sein de Familles Apaisées), et avec les outils des Méditations Parentales !
Pour aller plus loin : Vous pouvez rejoindre l’accompagnement Familles Apaisées, ou télécharger gratuitement mon guide pour accompagner la colère des enfants et rejoindre ma newsletter pour recevoir des conseils pratiques et être informé des prochains ateliers live (gratuits) !